Puisque les professionnels et les particuliers sont soumis, tous autant qu’ils sont, à la réduction de leurs déchets organiques (ou biodéchets), autant comprendre le fonctionnement d’un composteur, car c’est de lui dont ils vont avoir besoin pour effectuer cette tâche. Explications.
Composteur : comment ça marche ?
Il faut d’abord savoir que quelle que soit sa forme ou sa taille, un composteur doit fonctionner de la même manière. Cela signifie que si l’on utilise un composteur rotatif, un lombricomposteur, un produit en plastique tel qu’en donnent certaines mairies, acheté en jardinerie ou un contenant fait main avec des palettes, le fonctionnement reste identique.
On ne peut pas tout mettre dans un composteur. Il faut mélanger des biodéchets issus de notre alimentation mais aussi des déchets verts.
Attention, car par exemple, il est déconseillé de mettre de la viande qui peut attirer davantage les rongeurs dans tous les milieux et des renards notamment en milieu rural, tout comme on doit s’abstenir de mettre des agrumes.
Par contre, les épluchures de pommes de terre, les restants de pâtes, les pelures de fruits et de légumes, les trognons, le pain, tout cela peut être composté.
Pour se décomposer, le composteur a besoin d’une ventilation (il faut donc qu’il présente des trous sur les côtés), d’un bon taux d’humidité et de chaleur générés tous deux par les biodéchets en décomposition. Dans l’idéal, il faut mélanger régulièrement pour que toutes les strates se retrouvent à égalité en matière de décomposition, mais aussi éviter les odeurs et les nuisibles qui seraient tentés d’y aller pour trouver refuge et nourriture en abondance.
Qui est tenu de gérer ses déchets organiques ?
Comme dit, les particuliers doivent réduire leurs bios déchets car on s’est aperçu qu’une personne en génère 83 kilos par an.
Le gouvernement, notamment pour réduire le gaspillage alimentaire, mais aussi utiliser ces déchets qui peuvent l’être ; au contraire de ce que l’on met dans les ordures ménagères ; a déjà mis certaines restrictions en place : le passage des éboueurs a été réduit.
Les entreprises ne sont pas en reste et heureusement pourrait-on dire en termes d’égalité, puisque certaines d’entre elles produisent plusieurs tonnes de biodéchets chaque année. Même une toute petite structure le fait.
Toutes sont donc obligées de trouver des solutions pour gérer leurs déchets. Quoi de mieux pour les biodéchets qu’un composteur, mais qui soit bien entendu adapté en termes de taille à la structure.
Pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé, on peut recourir désormais à des entreprises de compostage qui se spécialisent dans les composteurs pour pros, en savoir plus.
Obtenir un bon composteur est une première (bonne) étape, mais quid de l’enlèvement du compost, surtout si la structure ne dispose pas, elle-même d’un espace vert ou de végétaux dont elle pourrait enrichir la terre, grâce à ce que les jardiniers n’hésitent pas à appeler l’or noir ?
Pour adopter des gestes durables, la question de l’enlèvement du compost soulève des questionnements : puisqu’il faut utiliser des camions, est-ce que cela ne sera pas préjudiciable si on entend réduire son empreinte carbone ?
Heureusement, certaines structures ont pensé au schéma de bout en bout : elles permettent de trouver le bon contenant, mais se chargent aussi de procéder à l’enlèvement avec une fréquence moins élevée que les autres. Cela fait moins de camions sur les routes et donc une double bonne action.
Cela tombe bien, car les entreprises peuvent utiliser ces deux arguments dans leur communication d’entreprise. Cela risque de séduire leurs salariés, voire d’attirer de nouveaux talents, tout comme les clients sont de plus en plus sensibles au fonctionnement plus vert des entreprises auprès desquelles elles envisagent d’acheter un produit ou demander une prestation.




